Fiches synthétiques
Exposition Virtuelle du Fonds Gabriel Millet
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Haiti
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Sauvegarde du fonds photographique Gabriel Millet
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Toponymie
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Patrimoine et développement : sauvegarde de la Vieille Ville de Fianarantsoa
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Kosovo
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Cameroun 1996-2010
Salima, village du Mont-Liban, 2001-2003
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La maison et le village de doudou
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Biélorussie 2002 - 2007
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Villages perdus, Biélorussie
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Dis-moi, nuage..., Biélorussie
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Plan stratégique de développement durable et intégré de la Commune de Voskopojë
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Voskopojë 2001-2010, Albanie
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Église du Prophète Élie, Albanie
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Hanoï Pont Long Bien
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Madagascar 2006 - 2007
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Les maisons du bonheur, 2001
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"Patrimoine y es-tu ?" 1998-2002
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Préservation du centre ville de Beyrouth
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Pour la reconstruction de Sarajevo
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Albanie, photothèque de Shkodra
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Kosovo, musée du Kosovo
Sixtine des Balkans
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Dis-moi, nuage...
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Catalogue La Terre Perdue
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Patrimoine des Balkans, Voskopojë sans frontières 2004
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La Maison de mon doudou #2
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La case obus, histoire et reconstruction
Sur les chemins du Patrimoine : enjeux d’un héritage en péril
Présentation synthétique des programmes
| Sommaire | G. Millet | Albanie | Madagascar | Kosovo |
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| Cameroun | Bielorussie | Toponymie |
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Exposition Virtuelle du Fonds Gabriel Millet
Byzance à travers un siècle de photographie : le fonds Gabriel-Millet révélé
Le projet de sauvegarde et de valorisation du fonds photographique Gabriel-Millet touche à sa fin après trois années d’action. La restauration des sept clichés négatifs sur verre s’est terminée dans les meilleures conditions possibles et l’ensemble du fonds, actuellement conservé en Sorbonne, est sur le point de rejoindre, dans un premier temps, l’immeuble France (Paris XIII), puis dans un second temps et de façon définitive, le campus Condorcet. La numérisation des premières photographies par l’université Princeton aura lieu dans le courant de l’été. Cette dernière action de sauvegarde est essentielle étant donné la fragilité de certains clichés.
Enfin, pour clôturer le projet, PSF a le plaisir de présenter une exposition virtuelle qui propose de redécouvrir Byzance à travers une vingtaine de tirages issus du fonds Gabriel-Millet et réalisés par le photographe lui-même. Quelques commentaires audio accompagnent certains clichés afin de les comprendre pour mieux les apprécier. Une salle consacrée à la restauration retrace les travaux de conservation menés sur les sept négatifs sur verre.
Nous vous invitons à visiter dès maintenant notre exposition en cliquant sur l’affiche.
Que soient ici remerciés ceux qui ont permis la réalisation de ce projet :
Nos mécènes : le Crédit agricole et la fondation Louis-D. sous égide de l’Institut de France ; Princeton
Notre partenaire : l’École pratique des hautes études.
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En quelques secondes, le violent séisme subi par Haïti le 12 janvier 2010 a fait plus de 200 000 morts et des centaines de milliers de blessés et de sans logis, laissant derrière lui un pays dévasté. La Cathédrale Notre-Dame, la Cour suprême, le palais présidentiel... autant de lieux chargés d’un symbolisme fort pour le patrimoine haïtien qui ont été partiellement ou totalement détruits.
Parce que la survie de l’Homme, c’est aussi sa culture, sa mémoire et son patrimoine, Patrimoine sans frontières se mobilise en faveur du patrimoine haïtien dans le cadre d’une mission d’urgence qui s’est déroulée du 4 au 11 février 2010, en partenariat avec Bibliothèque sans frontières, et en réseau avec le Bouclier bleu et l’ICOMOS. Les intervenants suivants étaient sur place :
La mission d’urgence à Haïti est réalisée en coopération avec Jeremy Larchal, directeur de Bibliothèque sans frontières (BSF) Origine de la mission : La Bibliothèque Nationale d’Haïti a mandaté Bibliothèque et Patrimoine sans frontières afin de mener une mission d’expertise sur les bibliothèques et archives publiques d’Haïti. Objectifs de la mission : 1/ Réaliser une étude pour le compte des Archives nationales et en coopération avec BSF sur l’état patrimonial des bâtiments des archives et bibliothèques publiques d’Haïti et autres biens mobiliers patrimoniaux 2/ Réaliser une analyse technique du patrimoine culturel de Port-au- Prince et Jacmel, 3/ Mise en réseau avec les institutions et associations concernées par la sauvegarde du patrimoine culturel d’Haïti afin d’inventorier les projets de restauration et de mise en valeur du patrimoine à mettre en oeuvre dans le cadre de la reconstruction du pays. 4/ Favoriser toute démarche de transmission de la mémoire d’Haitï pour une reconstruction enracinée dans l’histoire du pays. |
En quelques secondes, le violent séisme subi par Haïti le 12 janvier 2010 a fait plus de 200 000 morts et des centaines de milliers de blessés et de sans logis, laissant derrière lui un pays dévasté. La Cathédrale Notre-Dame, la Cour suprême, le palais présidentiel... autant de lieux chargés d’un symbolisme fort pour le patrimoine haïtien qui ont été partiellement ou totalement détruits.
Le Centre d’art
Longtemps ignorés au profit d’artistes plus académiques, les artistes naïfs haïtiens durent attendre le milieu du siècle dernier pour accéder à la reconnaissance du monde de l’art et bénéficier d’un lieu de formation. C’est en effet en 1944 que Peters Dewitt, peintre et professeur d’art, passionné par le style naïf des peintres des rues en Haïti, décide d’accueillir des autodidactes, en complément de ses élèves auxquels il dispensait un enseignement académique.
Le Centre d’art était né, et avec lui, le premier lieu de rencontre et d’échanges des artistes naïfs haïtiens, ainsi que la première galerie leur permettant de diffuser plus largement leur art et d’en vivre. Rejoignant les questionnements sur l’haïtianité abordés très tôt par l’anthropologue et sociologue Jean Price-Mars, l’art naïf haïtien a également permis et pour la première fois en Haïti d’ouvrir un espace de discussion sur les arts plastiques dans le pays. Installé dans une belle maison de type Gingerbread dans le centre de Port-au-Prince, le Centre d’art n’est aujourd’hui plus qu’un amas de ruines. Une partie des collections exposées a été détruite dans le séisme, quelques vols ont également été à déplorer. Ce que l’on a pu sauver est aujourd’hui conservé dans deux containers entreposés dans la rue devant le centre alors que quelques sculptures métalliques sont encore visibles au pied des ruines du bâtiment.
Spécialité des artistes du quartier de la Croix des bouquets aujourd’hui totalement dévasté et réalisées à partir de pièces de récupération, elles étaient traditionnellement exposées au rez-de-chaussée du centre.
Les fresques de la cathédrale de la Trinité de Port-au-Prince
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Construite en 1914, la cathédrale autorisa en 1950, sous l’impulsion du critique Selden Rodman et grâce au soutien de Monseigneur Charles Alfred Voegelide, des artistes du Centre d’art à orner de fresques l’intérieur de l’édifice. Très critiqué à l’origine car jugé non-conforme à l’idée que l’on se faisait alors de l’art religieux, cet ensemble de fresques, unique dans toute le pays, est progressivement devenu le sanctuaire très recherché des peintres naïfs, parmi lesquels Rigaud Benoît, Philomé Aubin, Castera Bazille ou encore Gabriel Lévéque. Aujourd’hui gravement endommagé, l’édifice ne conserve plus que quelques bribes de ces évocations bibliques passées au travers du prisme haïtien : le Baptême du Christ de Bazile et La Cène d’Aubin sont encore debout alors qu’un fragment de scène paysanne subsiste à l’une des extrémités de l’abside et que seule la signature de Castéra Bazile a survécu de son Ascension. Les fragments de ces fresques sont menacés à très court terme par la saison des pluies : ces œuvres, au milieu d’un amas de ruines à ciel ouvert, ne sont pas protégées contre les intempéries et la pénurie de bâches à Port-au-Prince n’a pas permis aux responsables de la cathédrale de s’en procurer. Par ailleurs, les démolitions des ruines ont aujourd’hui commencé à Port-au-Prince. Sensibilisés à leur patrimoine, les responsables de la Trinité isolent progressivement au milieu des gravats les fragments de fresques en vue d’une restauration ultérieure mais le temps est compté et le travail à réaliser considérable. |
Réseau : Patrimoine sans frontières travaille en synergie avec la Bibliothèque nationale d’Haïti, l’Institut de sauvegarde du patrimoine Haïtien (ISPAN), l’ICOMOS, le Bouclier Bleu et l’ambassade de France à Port-au- Prince.
Bibliothèques sans frontières - http://www.bibliosansfrontieres.org/
Comité Français du Bouclier Bleu - http://www.bouclier-bleu.fr/
ICOMOS - http://www.icomos.org/
Sauvegarde du fonds photographique Gabriel Millet
Le projet de sauvegarde du fonds photographique Gabriel Millet, mené conjointement par PSF et l’EPHE, propriétaire du fonds, se poursuit et touche à sa fin.

Après la constitution d’un comité scientifique (2007), chargé d’apporter son conseil à chaque étape du projet, le constat d’état et les interventions des restaurateurs ont permis la mise en sécurité du fonds et la création d’une base de données. L’année 2009 a été marquée par l’extraction et le conditionnement dans une atmosphère réfrigérée des nitrates et acétates , le dépoussiérage des plaques de verre de grand format et la préparation des documents pour la numérisation.

Les premières actions de valorisation ont par ailleurs débuté au travers de l’exposition « Du Bosphore à l’Adriatique », qui s’est tenue à la Conciergerie du 17 juin au 27 septembre 2009. Réalisée par les Monuments Historiques en partenariat avec l’UNESCO, cette exposition, dans laquelle on pouvait découvrir plusieurs tirages réalisés d’après le fonds Gabriel Millet, invitait le visiteur à un voyage architectural à travers les Balkans.
La valorisation du fonds s’organise désormais selon deux axes : la création d’une exposition virtuelle sur le site de PSF ; et la mise en place d’une exposition photographique intitulée « Cappadoce d’hier et d’aujourd’hui » mettant en regard des clichés anciens avec des photographies contemporaines.
Ancien élève de l’École française d’Athènes, Gabriel Millet (1867-1953), archéologue, helléniste, voyageur et photographe, dirigea de nombreuses mission d’exploration et d’étude sur l’Orient médiéval et la Grèce byzantine. Le fonds Gabriel Millet correspond aux archives de l’archéologue et s’est enrichi de nombreux dons au fil des années. Il comprend environ 75000 documents parmi lesquels des plaques de verre, des tirages positifs, des ektachromes, des aquarelles ou des diapositives.
Il constitue l’un des fonds documentaires les plus riches et les plus intéressants qui existent sur l’art chrétien des Balkans, de Russie ou encore d’Egypte. Cet ensemble de documents permet par ailleurs d’étudier des monuments aujourd’hui disparus ou des monuments célèbres dans des états qui n’existent plus, comme par exemple pour les mosaïques de Daphni avant les restaurations drastiques qu’elles ont subies.
Le fonds Gabriel Millet est actuellement hébergé dans des conditions inadaptées à sa bonne conservation à la Sorbonne. L’École pratique des hautes études, propriétaire de ce fonds, et Patrimoine sans frontières ont souhaité œuvrer en commun pour la conservation, la restauration et la valorisation de cet ensemble inestimable, notamment par des moyens numériques. En 2007, un comité scientifique présidé par Jean-Claude Wacquet, président de l’EPHE, a défini les différentes étapes nécessaires à l’aboutissement du projet. Une vingtaine de plaques de verre provenant du fonds ont également été exposées à la galerie « Le Voleur d’image », à l’occasion des Journées européennes du patrimoine de septembre 2007.
Le projet Gabriel Millet a démarré le dernier trimestre de l’année 2008. Après une phase de récolement, de constat d’état et de conditionnement de l’ensemble du fonds, la restauration des documents sera entreprise. Puis, grâce à un partenariat avec l’université de Princeton, les œuvres seront numérisées. Enfin, PSF et l’EPHE assureront en commun la promotion du fonds et sa valorisation scientifique grâce à la mise en place d’une base de données accessible en ligne, à des publications et à l’organisation d’expositions.
Partenaires et mécènes :
L’Ecole pratique des hautes études (EPHE) ; L’Université de Princeton (Index of Christian Art)
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF et de l’Institut de France : Fondation Louis.D
Suite à la catastrophe de Tchernobyl, plusieurs centaines de villages ont été abandonnés, voire enterrés. Certains n’apparaissent plus sur aucune carte administrative et leurs noms sombrent dans l’oubli, interdisant aux personnes qui en sont originaires de dire d’où elles viennent.
Il s’agit d’un des exemples révélant que PSF s’est régulièrement trouvé confrontée à la disparition, volontaire ou non, des noms de lieux, et aux blessures que ces disparitions peuvent engendrer.
En partenariat avec la Commission nationale de toponymie, PSF entend faire reconnaître l’importance du toponyme comme élément de patrimoine immatériel en péril. PSF soutient activement son inscription sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.
En 2007, PSF est opérateur de la CNT pour l’organisation du colloque international "Toponymie et déplacements", organisé à l’Ecole nationale des sciences géographiques les 21 et 22 juin.
Pour vous inscrire, téléchargez le bulletin d’inscription à renvoyer avant le 18 juin 2007
Voir aussi le site toponymie.gouv.fr
Patrimoine et développement : sauvegarde de la Vieille Ville de Fianarantsoa

La Vieille Ville de Fianarantsoa photographiée par l’artiste photographe malgache Pierrot Men

Le Programme de Sauvegarde de la Vieille Ville de la fondation Heritsialonina (PSVV) s’est progressivement mis en place à partir de 2006. La rencontre avec PSF a eu lieu en 2007, pendant l’inauguration du Palais de Justice restauré de Tananarive. PSF a alors soutenu avec succès la candidature de la Vieille Ville de Fianarantsoa pour être inscrite sur la liste 2008-2010 établie par le World Monument Fund des 100 sites les plus en danger dans le monde. Devant l’urgence de la situation, PSF, grâce au soutien du Crédit Agricole, a financé un micro programme de restauration et d’assainissement du site. PSF travaille aujourd’hui, en partenariat avec le PSVV, à la mise en place d’un projet piloté participant au développement de la commune de Fianarantsoa, deuxième ville la plus importante du pays.

Cité royale, Fianarantsoa est divisée en trois zones : le quartier de la gare, la ville nouvelle et la Vieille Ville, appelée Tananà Ambony, la « Ville Haute ». Cette localité, aujourd’hui l’une des principales villes de Madagascar, a été créée en 1830 pour constituer un nouveau relais sur la route royale. Une interdiction de construire « en dur » pesait sur les Malgaches, alors que les Occidentaux présents dans l’île importaient techniques de construction maçonnée, plans et esthétique architecturale propres à leurs pays respectifs. A partir de 1868, la loi permit aux Malgaches de construire leurs habitations « en dur ». Ils réutilisèrent alors les techniques et certaines des formes qu’ils pouvaient observer sur les constructions des Colons. La première architecture « en dur » malgache constitue un mélange équilibré entre apports occidentaux et traditions ancestrales, visibles dans l’orientation de la maison, dans la répartition et dans l’utilisation de varangues ouvragées à l’extérieur des demeures. La Vieille Ville de Fianarantsoa, composée aujourd’hui d’un ensemble de 500 habitations habitées par environ 5000 personnes, constitue un exemple unique du patrimoine architectural malgache. Elle a par ailleurs l’intérêt d’avoir conservé ses voies de circulation originelles, témoignant en cela du développement embryonnaire de l’urbanisation de la zone.

Le quartier est durement frappé par la pauvreté de ses habitants : cela engendre des conditions de vie non sécurisée et sans hygiène. Subissant déjà les conséquences d’une situation économique dramatique (72,1% de la population malgache vit en dessous du seuil de pauvreté), l’intégrité physique des habitants est également menacée par l’absence de solution pour le traitement de l’évacuation des eaux de pluies ou pour la gestion des eaux usées. Les habitants n’ont pas les moyens de réparer les toits endommagés qui peuvent alors s’écrouler pendant la saison des pluies (d’octobre à avril), suite aux infiltrations. Ils ne possèdent pas davantage de latrines, les sols granitiques de la région empêchant la construction de latrines traditionnelles à fosses. Cette situation sanitaire et économique prive donc certains habitants d’un toit tout en les mettant à la merci de maladies contagieuses graves, principalement le choléra.

Dada et Pépéra, deux des constructeurs expérimentés travaillant sur les chantiers

Une maison avant et après restauration


Anciennes latrines délabrées et nouvelle latrine sèche
Trois axes principaux :
Réalisations concrètes à venir
PSF souhaite mettre en place un réseau organisé sous la forme d’une plate-forme sur internet à destination des professionnels et des acteurs d’un patrimoine matériel et immatériel développement des problématiques singulières. Lieu d’échanges de bonnes pratiques, d’expériences, de conseils, cet outil permettra aux membres du réseau de dialoguer et de participer à des chats avec des spécialistes de différentes disciplines. Le collectif du Patrimoine des Comores est la première organisation à rejoindre ce nouveau réseau.
Reportage réalisé par une équipe de TV5 monde en février 2009 et diffusé dans le 3ème volet de l’émission « Ecran vert » consacré aux liens entre patrimoine et développement

Ce projet reçoit le soutien du Crédit Agricole
Programme de restauration de l’église saint-Sauveur de Prizren (2009-2010)
Crédits photographiques : PSF/Arno Fougères
Ce programme de restauration s ‘inscrit dans le cadre d’un projet conjoint du Ministère des Affaires Etrangères de la République Fédérale d’Allemagne et du Ministère des Affaires Etrangères de la République française.
Cette initiative franco-allemande fait suite à la décision prise lors de la Conférence des donateurs organisée par l’Unesco en 2005 de restaurer l’église Saint-Sauveur de Prizren. L’Association Patrimoine sans frontières a été alors désignée comme opérateur du projet par l’Unesco, institution coordonnatrice. L’église Saint-Sauveur constitue un témoignage important de l’architecture et de la peinture murale serbe de la fin de la période byzantine. La partie la plus ancienne de l’église, datant du XIVe siècle (vers 1330) est couverte de fresques. Elle a été complétée au XIXe siècle (1836) par une annexe et un beffroi qui n’ont jamais été achevés.
L’équipe
Une équipe pluridisciplinaire et internationale de spécialistes participe au programme de restauration sous la coordination scientifique et technique de Patrimoine sans frontières et en étroite collaboration avec l’Institut de protection des Monuments de Prizren et la Direction du Patrimoine du Ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports du Kosovo. Elle comprend des experts français, kosovars, albanais, italiens et turcs. Perspectives 2009 –2010
1/ Documentation et analyses techniques (juillet-septembre 2009) 2/ Travaux de restauration nécessaires en fonction des recommandations des experts (printemps- été 2010) 3/ Partage et restitution technique de la restauration avec les experts impliqués, l’Institut pour les monuments de Prizren, et le ministère de la Culture de la Jeunesse et des Sports du Kosovo, sous le patronage de l’Unesco. (automne 2010)
Patrimoine sans frontières a participé à la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine du Kosovo. En 1999- 2002, l’association, aux côtés du Musée du Kosovo et avec le soutien de l’Ambassade de France, avait participé à la restauration de la maison d’Emin Gjiku, actuel musée ethnologique de Pristina. Patrimoine sans frontières est membre fondateur du Réseau Culturel pour la Sauvegarde du Sud-Est européen, aux côtés d’autres ONG comme Cultural Heritage without Borders, Europanostra, Intersos .
— > Conférence sur la préservation du patrimoine au Kosovo
Au début des années 1990, la technique de l’architecture traditionnelle musgum n’était plus connue que de quelques personnes âgées. En 1996, à la demande de l’Association culturelle Musgum, Patrimoine sans frontières a organisé à Mourla, au nord du Cameroun, un chantier-école permettant de préserver ce savoir-faire. Une concession de cinq cases a été élevée sur ce site, montrant des motifs décoratifs représentatifs de différentes régions. Un étudiant en architecture et un photographe ont soigneusement documenté les processus de construction.

En 2004, Patrimoine sans frontières et les éditions Parenthèses ont co-édité un ouvrage scientifique sur l’architecture en terre des Musgum, réalisé par Christian Seignobos, géographe et directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement et Fabien Jamin, architecte. « La case-obus, histoire et reconstruction » retrace l’histoire du peuple Musgum et des formes d’habitat rencontrées dans la région.
L’Association Culturelle Musgum (ACM) ayant souhaité poursuivre ce projet avec Patrimoine Sans Frontières, la Cité de l’architecture et du patrimoine, et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), et lui donner une visibilité internationale, une exposition itinérante sur l’architecture et la culture Musgum sera présentée en Europe et en Afrique. Dans un premier temps, celle-ci est présentée dans le cadre d’une exposition plus large sur « L’Alterarchitecture » organisée par la Fondation pour l’Architecture en Belgique. Son inauguration, le 22 octobre 2005 au CIVA à Bruxelles (en présence d’Emir Kusturica !), fut un succès. Elle y sera présente jusqu’au 30 mars prochain, et reviendra ensuite à Paris et à d’autres villes européennes. L’inauguration au Cameroun est prévue du 1er au 5 mars 2006 à Maroua dans le cadre des « Journées Culturelles Musgum » ; après cette date, elle entamera une itinérance dans d’autres villes camerounaises. Co-producteurs officiels de l’exposition : Patrimoine sans frontières, La Cité de l’Architecture et du Patrimoine, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Association Culturelle Musgum.
En savoir plus, dossier pdf, 173ko
Salima, village du Mont-Liban, 2001-2003
Le village montagnard de Salima, habité par une population mixte druze et chrétienne, a été durement marqué dans ses chairs et dans ses pierres par la guerre civile libanaise. Il fut l’un des premiers villages à subir des destructions ; il est également l’un des derniers à attendre le retour de l’essentiel de sa population. Ce retard lui a néanmoins permis d’échapper à la reconstruction massive et anarchique qui menace les villages du Mont-Liban. Aujourd’hui, sa réhabilitation est un enjeu symbolique fort.

Patrimoine sans frontières s’est investi dans une action d’encouragement à la réappropriation de l’espace public par les deux communautés et dans une démarche de création contemporaine. Nous avons mis en place, de 2001 à 2003, un projet d’architecture et d’urbanisme pour accompagner la reconstruction dans le respect de l’héritage patrimonial et des communautés d’habitants.
En savoir plus, dossier pdf, 230ko
La maison et le village de doudou
Chaque année, 3800 cas de cancer sont diagnostiqués en France chez les enfants et les adolescents. 2,3 millions d’enfants dans le monde sont séropositifs.
Isolés pour des raisons médicales, les jeunes atteints du cancer ou du SIDA sont livrés à leur solitude et leur maladie. Les notions de "chez-soi", de maison et de patrimoine disparaissent vite.
Initiée en 2003 par l’Institut français d’architecture, cette action vise à redonner force et joie de vivre aux enfants malades au travers d’ateliers artistiques et pédagogiques. A partir de 2007, seront organisés par PSF :
Dans les hôpitaux français, 110 ateliers pédagogiques organisés en milieu hospitalier, coordonnés par des architectes et cinéastes volontaires autour d’un thème artistique. Les adolescents y réalisent un film d’animation ; les enfants construisent une maison pour leur doudou ;
A l’international, 20 ateliers de prévention du SIDA, à destination d’adolescents vulnérables face au virus, vivant en zones de développement. Les ateliers réuniront 300 jeunes et 20 artistes, d’une quinzaine de pays (Burundi, Brésil, Thaïlande, Biélorussie...).
2008 verra la réalisation de l’exposition itinérante "Le village des doudous", ainsi que l’édition d’un livre-DVD de sensibilisation pour enfants et adolescents. Deux livres interactifs ont déjà été réalisés.
Ce projet s’inscrit dans la volonté de PSF de transmettre certains patrimoines tant matériels qu’immatériels, et d’accompagner les enfants confrontés à des épreuves dans le travail de représentation nécessaire à leur reconstruction.
PSF a besoin de vous pour faire vivre cette action. Nous sommes à la recherche de mécènes financiers, de compétences, de dons en nature pour les ateliers 2007/2008. Pour toute information à ce sujet, n’hésitez pas à nous Charlotte Lacombe (info@patrimsf.org)
Si vous souhaitez soutenir ce projet, vous pouvez également envoyer vos dons par chèque à PSF. Un don de 50 euros permet de financer un doudou ou une maison. Un don de 150 ou 300 euros permet d’offrir respectivement le matériel de l’atelier (doudou, maison, décorations) ou l’ensemble de l’atelier (matériel et animation).
Mécènes 2007- 2009 : Fondation Cognacq-Jay, Fondation de France, Fondation réunica prévoyance, Fondation aéroports de Paris, Fondation Nahmias, Mairie de Paris, Solvay Pharma. Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.

Partenaires 2007 : Ministère de la Culture et de la Communication, Cité de l’architecture et du patrimoine, Association François-Xavier Bagnoud
En savoir plus : - Les origines du projet. - Les ateliers. - Les créations de François Seigneur et Roxane Andrès. - Actions, communication et internet. - Témoignages-photos
Plus de vingt ans après la catastrophe, la communauté internationale semble avoir oublié Tchernobyl. Dans les territoires contaminés de Biélorussie, la situation sanitaire, sociale et économique est pourtant toujours préoccupante. Le déni de la catastrophe y demeure important.
Afin d’éviter la banalisation de cette tragédie, PSF participe depuis 2002 au programme international CORE (coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés). Face au déni, la représentation de l’accident et de ses conséquences par la population est essentielle pour la mise en œuvre des programmes de réhabilitation.
PSF intervient dans le volet "Education et mémoire" du programme CORE, à travers de 2 projets :
En savoir plus sur "Dis-moi, nuage... "
En savoir plus sur "Villages perdus "
Mécènes et partenaires :
Commission européenne, ministère de la Culture et de la Communication, Cité de l’architecture et du patrimoine, ministère des Affaires étrangères via l’Ambassade de France en Biélorussie, Partridge Foundation, Fondation de France, Fondation Hippocrène.
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.
L’accident de Tchernobyl a laissé derrière lui des territoires contaminés et une zone d’exclusion de 30 km de diamètre. De nombreux villages ont ainsi été perdus ou sont inaccessibles, des noms de lieux ont été rayés de la carte.
"Villages perdus" a voulu sauvegarder la mémoire collective des villages et patrimoines disparus, en redonnant la parole à la population locale. Le projet s’est articulé autour de la participation de 6 groupes de travail, réunissant une trentaine de personnes issues des territoires contaminés de Biélorussie (districts de Braguine, Slavgorod, Tchetchersk et Stolyn). Grâce cette implication, de nombreuses images, témoignages, documents inédits... ont pu être récoltés au cours de l’année 2005.
Ces pièces ont été rassemblées au sein d’une exposition de commémoration du 20e anniversaire de la catastrophe : « La Terre perdue ». L’exposition, dont la direction artistique a été assurée par Vladimir Tsesler, est présentée depuis juin 2006 au musée de Braguine. Le catalogue de l’exposition a spécialement été publié en trois langues.
L’originalité et la démarche artistique ont rallié l’intérêt de la population, mais aussi des artistes et des officiels biélorusses. L’inauguration s’est déroulée en présence de l’ambassadeur de France en Biélorussie, du vice-président du district de Braguine et du chef du département de la Culture du district de Braguine. Le prochain objectif de PSF est d’organiser l’itinérance de cette exposition en Biélorussie.
PSF mène ce projet au sein du programme international CORE (coopération pour la réhabilitation des conditions de vie dans les territoires contaminés)
PSF en Biélorussie depuis 2002
Mécènes et partenaires :
Ministère de la Culture et de la Communication, Cité de l’architecture et du patrimoine, ministère des Affaires étrangères via l’Ambassade de France en Biélorussie, Commission européenne.
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.
Dis-moi, nuage..., Biélorussie
Plus de vingt ans après la catastrophe de Tchernobyl, la Biélorussie connaît toujours une situation sociale et économique préoccupante, ainsi que de déni de la catastrophe. Afin de redonner la parole à la population, PSF participe avec "Dis-moi, nuage..." au programme européen CORE.
"Dis-moi, nuage..." permet aux enfants biélorusses qui n’ont pas vécu la catastrophe, de mettre en mots et en images leur propre représentation et compréhension de la catastrophe. Encadrés par des binômes d’artistes, 52 groupes d’enfants créent un film de 10 minutes sous la forme d’un conte. Ce projet artistique est accompagné d’un travail de sensibilisation à l’environnement et aux conséquences de la catastrophe.
Afin de permettre un partage au niveau international, PSF a aussi impliqué dans le projet les classes de 9 pays (1), et organisera à l’occasion de ce projet :
Le festival international de films-contes de Braguine en Biélorussie, les 9 et 10 juin 2007 ;
Le festival international de films-contes de Paris en novembre 2007 : projections, débats et rencontres pour la diffusion de "Dis-moi, nuage... " auprès du grand public ;
L’édition d’un DVD et de son livret rassemblant les créations, en novembre 2007 ;
La diffusion des contes lors d’événements.
Ce projet s’inscrit dans la volonté de PSF d’accompagner les enfants confrontés à des épreuves d’adultes, dans le travail de représentation nécessaire à leur reconstruction. Il est mené dans le cadre d’une action plus large, visant la transmission d’une culture radiologique pratique en Biélorussie.
En savoir plus : PSF en Biélorussie depuis 2002 - Le festival de Braguine et le programme CORE
Mécènes et partenaires :
Commission européenne, ministère de la Culture et de la Communication, Cité de l’architecture et du patrimoine, ministère des Affaires étrangères via l’Ambassade de France en Biélorussie, Partridge Foundation, Fondation de France, Fondation Hippocrène.
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.
(1)France, Autriche, Allemagne, Espagne, Liban, Cameroun, Philippines, Ukraine, Russie
Plan stratégique de développement durable et intégré de la Commune de Voskopojë
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Depuis 2008, grâce à la Commission européenne et en partenariat avec les associations FERT (Organisation professionnelle agricole française de coopération internationale pour le développement durable) et Sol et Civilisation , PSF intègre sa démarche à Voskopojë dans une réflexion plus globale favorisant le développement durable de la région, dans laquelle les populations locales participent activement à la réalisation du projet. Désormais, l’objectif commun à tous les partenaires est le développement agricole, patrimonial et touristique de la région. En janvier 2008, deux animateurs locaux ont déjà été recrutés de manière à assurer le lien entre les habitants de la commune, la municipalité et les différents partenaires du projet.
Située sur la route reliant Constantinople à Venise, Voskopojë fut un des centres intellectuels, économiques et artistiques les plus importants des Balkans aux XVIIe et XVIIIe siècles. De ce passé florissant, seuls six édifices religieux ont survécu aux aléas de l’histoire. Ils sont pour la plupart décorés de peintures murales de grande qualité et sont aujourd’hui dans un état de grande précarité.
Sollicitée par le ministère albanais de la Culture en 1999, PSF a lancé un programme de restauration, de préservation et de valorisation du site de Voskopojë, en collaboration avec l’IMK (1) :
lancement en 2001 d’un programme d’alerte et de sensibilisation, au cours duquel le site a été inscrit sur la liste des 100 monuments les plus menacés du World Monuments Watch ;
collecte de fonds pour la sauvegarde du site ;
lancement durant les étés 2004 et 2005 d’un chantier-école international pour la restauration des peintures murales (co-organisé avec l’INP (2) [1], le TEI [2] d’Athènes en 2004, le SRAL de Maastricht et l’ICR de Rome en 2005, l’Université de Marbourg en 2005, l’IMK, grâce au programme "Culture 2000" de la Commission européenne) ;
constitution d’une équipe pluridisciplinaire pour la conduite de chantiers scientifiques et pédagogiques de 2004 à 2006 : fouilles archéologiques, recherches en histoire de l’art, études de climatologie ... ;
plan et travaux de conservation de l’église du Prophète Élie.
Les 5 années de recherches et d’actions scientifiques ont été présentées au sein de l’ouvrage "Patrimoine des Balkans : Voskopojë sans frontières 2004". Cet ouvrage de réflexion sur l’art post-byzantin a été co-édité avec les Éditions d’Art Somogy. Il est disponible en librairie depuis 2005.
Un second tome de "Patrimoine des Balkans" verra le jour fin 2008. Le travail de PSF a, de plus, fait l’objet d’une exposition à la Galerie nationale des arts de Tirana en mars 2007.
Partenaires et mécènes :
Ministère des Affaires étrangères via l’Ambassade de France en Albanie, ministère de la Culture et de la Communication, Commission européenne (programme "Culture 2000"), World Monuments Fund® Robert W. Wilson Challenge to Preserve our Heritage, World Monuments Fund in Great Britain® Headley Trust, The Getty Foundation, Institut national du patrimoine (INP), Institut d’archéologie de Tirana, Université de Marbourg (Allemagne), Institut d’éducation technologique d’Athènes (TEI), Stichting Restauratie Atelier Limburg de Maastricht (SRAL, Pays-Bas), Istituto Centrale per il Restauro de Rome (ICR).
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.
(1) Convention passée en 2002 entre PSF et l’Institut des monuments de culture d’Albanie (IMK) (2) Institut national du patrimoine (3) Institut d’éducation technologique
Église du Prophète Élie, Albanie
Voskopojë fut l’une des villes les plus prospères des Balkans aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le site présente un rare ensemble d’architecture et de peintures post-byzantines. Seuls six édifices ont survécu au temps et sont actuellement dans un état de grande précarité.
L’église du Prophète Élie, de plan basilical, possède des particularités uniques : plafond plat à caissons, dispositif acoustique... Elle présentait déjà de fortes dégradations avant que la charpente et le toit ne s’effondrent en 2005.
Alertée par l’urgence, PSF a lancé en 2006 la réalisation du plan de conservation de l’église, grâce à la collaboration d’une équipe pluridisciplinaire d’experts. Ce travail a permis le lancement des travaux de sauvetage, qui ont sécurisé l’église en janvier 2007. PSF prépare actuellement les dossiers pour l’obtention de subventions afin d’initier les travaux de restauration.
Depuis 2001, PSF s’engage dans la sauvegarde du site de Voskopojë. Les richesses architecturales et historiques du site ont été présentées dans l’ouvrage "Patrimoine des Balkans" (2005). L’ouvrage, co-édité par Somogy, sera complété par un second tome en fin 2007. Le travail de PSF a également fait l’objet d’une exposition à la Galerie nationale des arts de Tirana en mars 2007.
En savoir plus : La sauvegarde de Voskopojë depuis 2001 - L’exposition de Tirana
Partenaires et mécènes :
Getty Foundation, World Monuments Fund® Robert W. Wilson Challenge to Preserve our Heritage, World Monuments Fund in Great Britain® Headley Trust.
Nos actions bénéficient du soutien du Crédit Agricole, mécène de PSF.
Construit en 1902 par les Français au Nord-Est de Hanoi, le Pont Long Bien (ex-Paul Doumer) fut le premier pont à enjamber le fleuve rouge, avec ses 19 travées métalliques de 1.682 m de long conçues par Gustave Eiffel.

D’abord symbole des réalisations de la colonisation française, le pont a été le témoin des deux guerres contre les Français et les Américains et a été bombardé à plusieurs reprises entre 1967 et 1972. Il est ainsi devenu emblématique de la résistance du peuple vietnamien. Au-delà de sa valeur symbolique, le pont a une fonction urbaine primordiale, reliant le centre ville à la périphérie et à la route de la Chine.
Patrimoine sans frontières a été sollicité par des institutions étrangères et françaises pour intervenir en faveur de la restauration du pont. Un tel projet implique une réflexion plus large sur ce type d’ouvrages d’art et une confrontation avec les expériences d’autres pays dans le monde.
Patrimoine sans frontières a commencé un inventaire préliminaire des données existantes sur le sujet et a organisé les 12 et 13 octobre 2001, au CNAM à Paris, un colloque international sur la préservation et sur le rôle symbolique et urbain des ouvrages d’art métalliques de la fin du XIXe siècle au milieu du XXe siècle.
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En 2006, Patrimoine sans frontières (PSF), en partenariat avec l’Institut d’Etudes supérieures des arts (IESA) s’est engagée aux côtés des Amis du patrimoine de Madagascar (APM) afin de restaurer et sauvegarder le palais de justice royal de Madagascar, un bâtiment emblématique de l’architecture du Rova (Tananarive).
En savoir plus sur ce projet : Site de l’institut d’études supérieures des arts
En 2001, à l’invitation de l’Institut français d’architecture, 133 architectes ont participé à une action humanitaire en faveur de l’association Patrimoine sans frontières. Partant d’un modèle réduit de maison en kit et d’une parcelle en forme de puzzle, chaque architecte a eu toute liberté pour composer sa “Maison du bonheur” et imaginer un projet poétique, critique, utopique, humoristique...

133 maquettes, signées et libres de droits, ont ainsi formé une collection d’œuvres uniques présentée au public au Palais de Chaillot, dans la future Cité de l’architecture et du patrimoine pendant les journées du Patrimoine.
La vente aux enchères de ces maquettes a permis de récolter 76 000 euros pour les projets de Voskopojë en Albanie (lien vers ce projet) et de Salima au Liban (lien)
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"Patrimoine y es-tu ?" 1998-2002

De 1998 à 2002, Patrimoine sans frontières a mis en place une action de sensibilisation au patrimoine culturel, à destination des élèves d’écoles élémentaires, en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale.
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Préservation du centre ville de Beyrouth
BEYROUTH CENTRE-VILLE Par son action de sensibilisation, publications, colloques, conférences, etc..., Patrimoine sans frontières a contribué, d’une part, à ouvrir un débat public nécessaire pour cette entreprise d’intérêt général, et d’autre part, à modifier le schéma directeur du centre-ville dans le sens d’un plus grand respect de sa mémoire

LES VILLES DU LITTORAL Patrimoine sans frontières a réalisé un travail d’information et d’alerte afin que des erreurs irréparables ne soient pas commises à la faveur d’un développement économique et touristique inévitable. Le colloque organisé à Beyrouth en avril 1996 et quelques publications dans la presse ont commencé à sensibiliser la population libanaise.
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Pour la reconstruction de Sarajevo
D’avril à mai 1994, Patrimoine sans frontières a coordonné le séjour des architectes de Sarajevo à Paris, a pris des contacts avec les institutions, les professionnels et la presse.

L’association a recherché des fonds afin qu’ils puissent vivre à Paris, imprimer les documents nécessaires à leur action de sensibilisation et poursuivre leur circuit dans d’autres capitales d’Europe et du monde.
Patrimoine sans frontières a suivi les architectes dans leurs différentes étapes et a favorisé la prise du relais à l’étranger.
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Albanie, photothèque de Shkodra
Patrimoine sans frontières a collaboré au sauvetage de la photothèque de Shkodra en Albanie afin de permettre à un patrimoine irremplaçable pour l’histoire des Balkans de ressurgir à nos yeux et à ceux des Albanais eux-mêmes. Car si tout le monde, en Albanie, connaissait l’existence de la photothèque, rares étaient ceux qui y avaient accès.

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La guerre au Kosovo a contraint l’équipe du Musée du Kosovo de Pristina à fermer ses portes, et a bouleversé son organisation et ses moyens.

L’équipe de conservation est porteuse d’un véritable projet muséographique qu’accompagne une réelle volonté de procéder à une réouverture rapide du musée. Mais elle doit d’abord faire face au manque cruel d’outils et de moyens financiers qui permettraient d’assurer la gestion quotidienne du musée, les recherches scientifiques ainsi que le travail de muséologie (réhabilitation du musée, présentation permanente des collections, expositions temporaires, actions culturelles...).
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Publications
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Sixtine des Balkans, peintures de l’église Saint Athanase à Voskopojë (Albanie), publié en juillet 2008.
Ouvrage réalisé par Somogy éditions d’art sous la direction de Maximilien Durand. |

Dis-moi, nuage , est un ouvrage événement publié par Patrimoine sans frontières et les éditions d’art Somogy.
IL rassemble les films internationaux réalisés par les enfants à l’occasion du festival, organisé à Braguine en 2007 par PSF, le film « Maudit nuage » d’Alain Fleischer, ainsi que des textes d’experts et d’artistes sur la catastrophe de Tchernobyl.
Télécharger le communiqué de presse Somogy
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Le catalogue La Terre Perdue a été édité à l’occasion de l’inauguration en 2006 d’une exposition de commémoration des 20 ans de la catastrophe de Tchernobyl au Musée de Braguine, par Patrimoine sans frontières en coproduction avec La Cité de l’architecture et du patrimoine et en partenariat avec le Musée de Braguine et le Département de la culture de Braguine.
Patrimoine des Balkans, Voskopojë sans frontières 2004
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Cet ouvrage présente le compte rendu des premiers travaux engagés sur le chantier de Voskopojë en Albanie par Patrimoine sans frontières dans le cadre du programme "Culture 2000" de la Commission eurpéenne.
Réalisé grâce à la contribution de plusieurs spécialistes qui se sont rendus sur place, il propose également de très belles reproductions ainsi que des réflexions générales sur l’intérêt du patrimoine à Voskopojë et l’art post-byzantin dans les Balkans. Communiqué de presse du 9 novembre 2005. |
La Maison de mon doudou #2 reprend le principe des ateliers en milieu hospitalier lancés en 2003 par l’Institut français d’architecture/ Cité de l’architecture et du patrimoine dans le service d’hématologie et d’oncologie pédiatriques de l’hôpital Armand Trousseau à Paris.
Cet ouvrage propose de nombreuses photos, un film d’animation, ainsi qu’un jeu de construction.
La case obus, histoire et reconstruction
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Publié en 2003, cet ouvrage a été réalisé dans le prolongement du chantier-école de reconstruction de cases en obus organisé par Patrimoine sans frontières à Mourla (Extrême Nord-Cameroun) d’octobre 1996 à avril 1997. |
Projets soutenus par Psf
Sur les chemins du Patrimoine : enjeux d’un héritage en péril
Pierre Guyon et Jallal Hami dans le cadre de leur troisième année à l’Institut d’études politiques de Paris sont partis pour un tour du monde des sites du patrimoine mondial. (octobre 2008 - Juin 2009).
3 établissements scolaires sont partenaires de leur projet. Des travaux pédagogiques autour de questions historiques et de la préservation des sites classés auront lieu durant l’année 2008-2009
Ils rédigeront lors de ce voyage chacun un rapport d’étude sous la direction de l’équipe de Patrimoine sans frontières sur la gestion des sites du patrimoine mondial et les problématiques liées au développement durable.
Ils sont soutenus par le Centre du patrimoine mondial, la Mairie de Saint Ouen, la Mairie de Venissieux et le Crédit mutuel.
Pour plus d’informations vous pouvez consulter leur blog : http://surlescheminsdupatrimoine.blogspot.com/